aux saints et aux saintes, mais particulièrement è la Vierge
mère et à mes patrons. » Il cite plus bas par leur nom les saints
qu’il salue tous les jours.
Quoi d’étonnant que Amant qui aspire à la main de sa mai¬
tresse loue le mariage et prétende qu’une chaste union est pres¬
que aussi estimable que la virginité, quand saint Augustin met
la polygamie des patriarches au-dessus de notre célibat!
Ce que Von m’objecte au sujet de Ventrée en religion est d’une
fausseté manifeste à en juger par mes paroles dans la Fille en¬
nemie du mariage. La jeune fille s’exprime ainsi : « Vous con¬
damnez donc entièrement cette profession? » Le jeune homme
répond : « Nullement. Mais, de même que je ne voudrais pas
conseiller à quelqu'un qui s’est jeté dans ce genre de vie de
s’efforcer d’en sortir, j’engage volontiers toutes les jeunes filles
et principalement celles qui annoncent un bon naturel à ne
pas se lancer étourdiment dans un guépier dont elles ne pour¬
ront plus se dépêtrer. » Telle est la conclusion de ce dialogue
nonobstant les arguments invoqués de part et d’autre. Je le de¬
mande, est-ce là dissuader tout le monde d’entrer en religion?
On ne blâme point ceux qui y entrent, maïs ceux qui s’y jettent
sans réflexion. Mes adversaires dénaturent malicieusement cela
dans le but de calomnier, sans considérer combien de choses y
apprennent les grammairiens qui combattent les décrets des
luthériens.
Dans la Piété de l’enfance, on indique la manière d’entendre
la messe convenablement et utilement; on enseigne de même à
faire une confession bonne et efficace. On avertit Penfant qwa¬
vant de recevoir l'Eucharistie il doit purifier son âme par la con¬
fession. On y apprend également aux grammairiens que les
pratiques mises en usage chez les chrétiens, lors même qu’elles ne
sont pas recommandées par les Saintes Écritures, doivent être
observées uniquement pour ne scandaliser personne.
Dans le Repas profane, il es démontré qu’on doit obéir
plutôt aux constitutions des papes qu’aux avis des médecins ;
mais on fait remarquer qu’en cas de nécessité, l'autorité de la