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16 PREFACE. aux saints et aux saintes, mais particulièrement è la Vierge mère et à mes patrons. » Il cite plus bas par leur nom les saints qu’il salue tous les jours. Quoi d’étonnant que Amant qui aspire à la main de sa maitresse loue le mariage et prétende qu’une chaste union est presque aussi estimable que la virginité, quand saint Augustin met la polygamie des patriarches au-dessus de notre célibat! Ce que Von m’objecte au sujet de Ventrée en religion est d’une fausseté manifeste à en juger par mes paroles dans la Fille ennemie du mariage. La jeune fille s’exprime ainsi : « Vous condamnez donc entièrement cette profession? » Le jeune homme répond : « Nullement. Mais, de même que je ne voudrais pas conseiller à quelqu'un qui s’est jeté dans ce genre de vie de s’efforcer d’en sortir, j’engage volontiers toutes les jeunes filles et principalement celles qui annoncent un bon naturel à ne pas se lancer étourdiment dans un guépier dont elles ne pourront plus se dépêtrer. » Telle est la conclusion de ce dialogue nonobstant les arguments invoqués de part et d’autre. Je le demande, est-ce là dissuader tout le monde d’entrer en religion? On ne blâme point ceux qui y entrent, maïs ceux qui s’y jettent sans réflexion. Mes adversaires dénaturent malicieusement cela dans le but de calomnier, sans considérer combien de choses y apprennent les grammairiens qui combattent les décrets des luthériens. Dans la Piété de l’enfance, on indique la manière d’entendre la messe convenablement et utilement; on enseigne de même à faire une confession bonne et efficace. On avertit Penfant qwavant de recevoir l'Eucharistie il doit purifier son âme par la confession. On y apprend également aux grammairiens que les pratiques mises en usage chez les chrétiens, lors même qu’elles ne sont pas recommandées par les Saintes Écritures, doivent être observées uniquement pour ne scandaliser personne. Dans le Repas profane, il es démontré qu’on doit obéir plutôt aux constitutions des papes qu’aux avis des médecins ; mais on fait remarquer qu’en cas de nécessité, l'autorité de la