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OU LES FRANCISCAINS. 63 plus salubre. Cette tache accomplie, chacun retourne à ses affaires et fait ce que bon lui semble. Ils élèvent saintement leurs enfants, évitent et punissent les crimes; mais l’adultère est celui de tous qu’ils châtient le plus sévèrement. Conrad. Par quel supplice? L’Aubergiste. On pardonne aux femmes, on fait grâce à leur sexe; mais les hommes convaincus d’adultère sont condamnés pendant toute leur vie à paraître en public, en ayant les parties génitales couvertes d’un voile. Conrad. Quel affreux supplice! L’Aubergiste. Cependant la coutume leur a fait croire qu’il n’y en avait point de plus cruel. Conrad. Quand je songe à l’influence de l’opinion, je suis presque de votre avis. En effet, si on voulait infliger à un voleur ou à un assassin le châtiment le plus ignominieux, ne suffirait-il pas de rogner sa chemise au-dessus des fesses; de couvrir d’une peau de loup ses parties naturelles indécemment saillantes; de varier son haut-de-chausses de diverses couleurs; de taillader dans tous les sens son justaucorps, en faisant de cet habit une espèce de filét qui lui découvre les épaules et la poitrine ; de raser une partie de sa barbe, de laisser pendre le reste et. de friser sa moustache; de couper ses cheveux, de le coiffer d’un chapeau fendu avec un énorme panache, et de l’obliger à se montrer ainsi en public? Ne serait-ce pas l’exposer à la risée plus que si on lui mettait la casaque d’un fou avec de longues oreilles et des grelots? Cependant les soldats se parent volontairement de la sorte, et ils en sont