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126 Cela signifie: si vous trouvez qu’il n’est pas sage à moi de m’égaler aux faux apôtres, vous trouverez qu’il l’est beaucoup moins de me mettre au-dessus d’eux. Cela dit, notre docteur oublie le reste, et se jette d’un autre côté. AIs pourquoi m'en tenir scrupuleusement à PauD torité d’un seul ? Le droit commun des théologiens embrasse celui d'étendre à leur gré les divines Écritures. C’est une peau dont ils font ce qu’ils veulent. Si on en croit le docte saint Jérôme, saint Paul met quelquefois le texte sacré en contradiction avec lui-même, quoique tout s’y accorde fort bien. Lorsque, pour avoir matière à prècher la foi aux Athéniens, il donne la torture à une inscription qu’il a vue sur un de leurs autels, il a soin d’élaguer tout ce qui ne lui convient pas, et il ne prend que les deux derniers mots, encore un peu altérés, au «dieu inconnu.» Car cette inscription portait : « Aux dieux de l’Asie, de l’Europe et de l’Afrique, aux dieux inconnus et étrangers.» Je crois qu’à son exemple les théologiens détachent d’un passage ou d’un autre quelques mots, qu’ils alterent méme si besoin y est, pour les ajuster 4 leur sens, quoique le texte entier n’y ait aucun rapport, et méme le contrarie. Cette licence leur réussit tellement bien, que les jurisconsultes en sont jaloux. Que ne peuvent-ils pas oser, puisque le grand..., son nom a failli m’échapper; mais je me souviens du proverbe. Quel qu’il soit, il tire d’un passage de saint Luc une conclusion qui s’accorde avec le sens du