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ERASME. 65 soutenir dans une si sainte entreprise. J’admire que vous me proclamiez heureux! si c'est de ma fortune que vous l'entendez, ma fortune est nulle, ou si petite, qu’elle peut à peine suffire à mes dépenses. Ah! je me croirais vraiment heureux, si, même dans la dernière pauvreté, je possédais la millième partie de votre science!» C’était Louis Vivés, de Valence, polyglotte, encyclopédiste, déclamant dans le style de Cicéron ‘et de Sénèque , «d’une science immense, d’une modestie sincère, disant à Érasme qui avait pris mille détours pour adoucir la sévérité d'une critique : « Vous vowlez être si plein de ménagements avec vos disciples et vos amis, que vous leur en faites du chagrin; car ils pensent que yous les traitez ou en inconnus ou en igaux. Comment Vivès n’a-f-il pas pu vous persuader encore, par tant de paroles et d’actions, que vous ne sauriez lui faire de peine? » Vivès se plaignait beaucoup des libraires, « gens qui mesurent et pèsent nos noms, disait-il, d’après leurs profits », ce qui n’a pas cessé d'être vrai; il en dénonce un, d'Anvers, qui, pour éviter certain règlement de compte, n’est jamais chez lui quand Vivès y va. C'étaient encore, en divers pays de la république littéraire et chrétienne, Alciat, la lumière du droit, Pun des premiers qui pensèrent à rattacher l'étude des lois à celle de l’histoire, et à éclairer l’une par l’autre ; — Bilibald Pirkhemeir, homme de guerre et philologue, qui s'occupait à la fois de recueillir des notes pour l’histoire de Allemagne, d’éditer la cos6.