bien d'autres, et ils attribuent la cause première de
tout le mal à la conduite hardie et irrévérencieuse
des nouveaux théologiens.
Ah! si vous pouviez, mon cher Dorpius, lire au fond
de mon âme, vous verriez clairement tout ce que la
prudence ma fait taire à ce sujet. La Folie ne parle
point de cela, ou, du moins, elle en parle très-légère¬
ment, pour ne froisser personne. J'ai toujours usé des
mêmes ménagements, ne voulant écrire rien d'ob¬
scène, rien de dangereux pour les mœurs, rien de
rien qui eût un caractère offensant pour
aucun ordre. Chaque fois qu'il est question du culte
es Saints, vous trouverez toujours une annotation in¬
diquant hautement qu'on ne bléme que la superstition
de ceux qui n'honorént pas les saints comme il faut. Si
7 wle contre les princes. contr > ues a
Je pal le conire les princes, contre les évêques, contre
i toujours eu soin de déclarer que j'atta¬
quais non l'ordre, mais les gens corrompus et indi¬
gnes de leur ordre, dans la crainte de blesser un hon
nête homme en faisant
chants. De plus, en evitant ae nommer qui que ce sott,
J'ai fait tout mon possible pour que les méchants même
ne pussent S'offenser. 1 nfin, en faisant jouer toute la
pièce par un personnage fictif et comique, et en l'as¬
saąisonnant de plaisante ries, Jai tdché d’étre agréable
meme aux gens tristes et moroses.
Mais, daprès votre lettre, on ne me reproche pas
seulement d’étre caustique, on m accuse encore d'im¬
piété. — Comment des oreilles pieuses, dites-vous,
Peuvent-elles souffrir que j'appelle le bonheur de la vie
future une espèce de folie ?