OCR
NOTE DE LE L DIT EUR, tion qu'il a faite en notre faveur en confiant les dessins de l'Éloge de la Folie àM. Knauss, l'artiste chargé de les reproduire. Ils ne pouvaient, d’ailleurs, être remis en de meilleures mains, ni en de plus habiles, et l'exactitude avec laquelle se trouve ici représentée cette portion presque inconnue de l’œuvre d’Holbein remplira de joie les admirateurs du grand maître allemand *. Une inscription placée en tête de l’exemplaire de Bâle nous apprend que ces dessins ont été faits en dix jours par Holbein pour amuser Érasmé*. Répondant à l’idée facétieuse de son ami, Érasme a mis en plusieurs endroits des annotations plaisantes, qui d’ailleurs manquent d'intérêt, et que nous n’avons pas reproduites. Holbein n’a pas luimême donné de légendes à ses dessins, et l’on est quelquefois très-embarrassé de trouver les passages du texte auxquels ils se rapportent. Nous en avons fait la recherche pour éviter cette peine au lecteur, qui trouvera nos indications a ce sujet consignées à la fin du volume. L'éditeur de Bale, 1676, le premier qui ait fait connaître les dessins d'Holbein, s'exprime en termes pompeux sur les merveil1. Des épreuves de premier tirage, imprimées en feuillets séparés, sur papier de Chine, à cinquante exemplaires, sont à la disposition des ama teurs qui voudraient les joindre à leur volume ou les intercaler dans toute autre édition de l'Éloge de la Folie. 2. Cé n’est pas, sans doute, «la seule fois qu'Holbein s'est imaginé de tracer ainsi des dessins sur les marges-d’un livre. Le jour où nous nous étions rendu à Bâle pour y prendre connaissance du célèbre exemplaire, nous avons rencontré au Musée un de nos amateurs parisiens les plus distingués, M. Georges Danyau : il venait d'acheter un exemplaire de la Paraphrase de saint Luc, Sur les marges duqu F È i trouvaient également des dessins à la plume. Malheureusement ;; il nous fut néanmoins possible gnage les avait presque tous entamé | de les comparer aux dessins de l'Eloge de la Folie, et d’un examer attentif il résulta clairement pour nous, comme pour d’autres personnes qui étaient présentes, que ce devait être la même main qui avait tracé les uns et les autres.