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saints combattent sans relache, et les mondains
croient qu’on ne peut vivre sans elles. Il y a des
passions mitoyennes qui sont aussi dans la nature.
Tels sont lamour de la patrie, la tendresse paternelle,
la piété filiale, le sentiment de l’amitié. Tout cela
agit plus ou moins sur le peuple.

Fans les hommes de Dieu
travaillent, sinon à les
déraciner deleurcœur,
au moins å les spiritua¬
J liser; en aimant par
exemple un père, non
| comme père, car à ce
titre que lui doivent¬
ils? un corps qu’ils
doivent encore plus à
Dieu, père de tous les
hommes; mais en l’ai¬
mant comme un hom¬

i : = me de bien, image de
la Divinité, qui est le bien supréme, hors duquel il
ne faut rien aimer ni rien désirer. Cette règle est pour
eux celle de tous les devoirs. Si tout ce qui est visible
n’est pas à leurs yeux du néant, ils le mettent au moins
fort au-dessous des objets de contemplation.

Dans le culte et les sacrements, ils distinguent le
corps et l’esprit. Dans le jeùne, ils comptent pour peu
de chose ce que le peuple compte pour tout, l’ab¬
stinence de la viande et le retranchement d’un repas.

ELOGE
DE LA
FOLIE

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