OCR
sg EU de livres, parmi les œuvres importantes que nous a laissées le XVIe siècle, sont plus connus de nom que les Colloques d’Erasme, et le sont moins de fait. L’oubli relatif dans lequel est tombé ce curieux ouvrage est dù en partie à l’absence d’une traduction fran gaise, car l’on ne peut appeler de ce nom l’essai informe donné par Gueudeville (1720, 6 vol. in-12), et dont Quérard P Mi 7 2 , X , dans sa France littéraire, dit que « c’est plutôt un travestissement qu’une traduction »'. Ce jugement peut également s'appliquer aux vignettes J48 5 destinées à orner la soi-disant traduction de Gueudeville. Sans aucun souci de l'exactitude historique, l’artiste s’est cru permis de faire endosser parfois aux personnages d’Erasme les costumes du XVIII® siècle, et n’a su racheter cet anachronisme ni par le mérite de la composition, ni par la variété des sujets, qui se ressemblent tous dans leur uniforme médiocrité. Les quelques colloques d’Érasme traduits par M. Devela juelq | I T . pour la Bibliothèque récréative. ont fait naître aux bibliophiles le désir de les connaître tous : aussi l’édition complète que PS 5 a nous en donnons aujourd’hui. n’est-elle que Ja.réponse à. de 1. Nous ne pouvons considérer non plus comme une véritable traduction celle de Dumas, publiée à Paris en 1762, et réimprimée en 1817, puisqu’elle ne donne qu’un choix des Colloques. — Citons encore un autre choix, suivi de plusieurs autres dialogues moraux, qui a paru à Bruxelles en 1840.