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avait allumé , entre les deux rivaux, une haine
irréconciliable , et le littérateur hollandais
ne crut pas devoir accepter les propositions
d’un ennemi de son prince naturel. I faut au
surplus remarquer qu'Érasme conserva toute
sa vie une profonde reconnaissance des inten¬
meilleure preuve de sa vénération pour ce
prince est dans le conseil qu’il donna publi¬
quement à Charles-Quint, après la bataille de
Pavie, d’user avec générosité de sa victoire. *
On ne saurait nier qu’au moment où com¬
mença la réforme , Erasme ne s’en soit montré
d’abord partisan. Témoin des abus et des dé¬
sordres de son temps, il en souhaita la ré¬
pression et crut voir se lever l'aurore d’un
christianisme épuré. «Il a été, ce me semble,
« dit Bayle, auteur qui west pas suspect en
« cette occasion, un de ceux qui soupiraient
« après la réformation de l’église, mais qui
« ne croyaient pas qu'il fallut y parvenir par
« l'érection d’une autre société qui passat
* Get alinéa est, à peu de chose près, extrait de l’article Æras=
me, par M. Noël, dans la Biographie universelle.