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pressa de venir à Rome combattre les enne¬
mis du catholicisme, en accompagnant ses
instances d’offres qui lui assuraient ‘une. exis¬
tence honorable. Clément VIT voulut aussi lui
prodiguer ses faveurs. Mais, encore une fois,
les dignités de l'église n'étaient point lPambi¬
tion d'Erasme.
Ses travaux avaient été long-temps sans ré¬
compense, lorsque Charles d'Autriche, sou¬
verain des Pays-Bas, depuis Charles-Quint ,
le fit son eonseiller d’état, et lui donna une
pension, dont il jouit jusqu’en 1525. Les rois
d'Angleterre, de Hongrie, de Pologne, Henri
VIII, Ferdinand, Sigismond, et plusieurs au¬
tres princes, essayèrent en vain de l’attirer à
leur cour. Les sollicitations de François I~
furent encore plus pressantes sans être plus
heureuses; ce monarque venait de fonder le
collége de France et désirait mettre Erasme
à la tête de cet établissement; deux fois il lui
fit offrir des pensions et des bénéfices capables
de le décider. Erasme résista, et son refus eut
pour fondement un motif qui honore son ca¬