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fut appelé a Padoue pour diriger l'éducation
du prince Alexandre, archevêque de Saint¬
André, et fils naturel de Jacques IY, roi TE¬
cosse; il le suivit à Ferrare, puis bientôt pro¬
fita du séjour que fit son pupille à Sienne,
pour satisfaire un désir dont il brùlait depuis
long-temps, celui de visiter la capitale du
monde chrétien. Sa haute réputation ly avait
précédé : le pape, les cardinaux, Vaccueilli¬
rent avec distinction; Jean de Médicis surtout,
qui, depuis Léon X, régna sur le siécle au¬
quel ila donné son nom, Vhonora d’une ami¬
tié particulière. Erasme rejoignit l'archevêque
de Saint-André à Sienne, d'où ils revinrent
ensemble à Rome. On fit les propositions les
plus flatteuses à l'ancien moine de Steinz on
Jui offrit même la charge de pénitencier, dont
les revenus étaient considérables, en la lui
présentant comme un degré pour parvenir à
une plus haute dignité. Sans ambition, tou¬
jours dominé par l'amour des lettres et par ce
sentiment de liberté qu’on retrouve vivant au
fond de toutes les grandes âmes, Erasme ne