DU TRADUCTEUR.
da de l'occupation au meilleur Pein¬
tre de la Ville, qui , fans’ le connoi¬
tre, admit a fon atelier. Un jour que’
ke Maitre n’étoit pas au logis, Hol¬
bein s’avifa de faire une mouche fur
le front d’un Portrait , & s'enfuit au
plus vite. Le Peintre ; revenu chez
lui, tàcha plufieurs fois de chaffer la
mouche , & f trouvant la dupe d’un:
fi habile Arrie „il ie fit chercher
par-tout, mais inutilement. Holbein,
arrivé à Londres, dontilavoit fait le
voyage prefque en. demandant Pau¬
mône 5 s’adrefle a. Thomas Morus ,
G lui preſente, de la part d’Erafme,
une Lettre de recommandation. Le
Chancelier’, qui aimoit tendrement
Erafme , & qui d’ailleurs fut ravi de
connoître nôtre Suiſſe, le retint deux
ans cache dans fa Maifon.. Peadant
ce tems-la , Holbein ne pouvant fe
fouvenir du nom d’un Comte , qui
lui avoit confeillé 4 Bafle de veniren
Angleterre , le peignit fuivant l'idée
qu'il avoit de fon vifage , & le peis
gnit fi bien, que tout le monde res
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