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OU LES FRANCISCAINS. 67 Benoît, aux paysans de cette partie de l’Italie où il vivait; saint François, aux campagnards d’un autre lieu; et ainsi des autres. L’Aubergiste. Par conséquent, à ce que je vois, vous n’ètes pas plus saints que nous, si vous ne vivez pas plus saintement. Conrad. Au contraire, nous sommes pires que vous si, en ne vivant pas d’une facon pieuse, nous causons un plus grand scandale aux ames simples. L’Aubergiste. Nous ne devons donc pas désespérer de notre salut, nous qui n’avons ni patron, ni habit, ni régle, ni profession? Conrad. Vous avez tout cela, mon bon ami; tachez de le conserver. Demandez è vos parrain et marraine quel engagement vous avez pris au baptéme, quelle robe vous y avez recue. Vous vous plaignez de ne point avoir une régle humaine, quand vous avez embrassé la régle évangélique! Vous souhaitez le patronage d’un homme quand vous avez pour patron Jésus-Christ! En vous mariant, n’avez-vous contracté aucun engagement? Songez à ce que vous devez à votre femme, à vos enfants, à vos domestiques, et vous verrez que vous êtes chargé d’un plus lourd fardeau que si vous aviez embrassé la règle de saint François. L’Aubergiste. Croyez-vous qu’un aubergiste puisse entrer au ciel? Conrad. Pourquoi pas? L’Aubergiste. Dans une telle maison il se fait et il se dit bien des choses qui ne s'accordent guère avec l'Évangile. Conrad. Quoi?