OCR
OU LES FRANCISCAINS. 53 L’Aubergiste. Connaissez-vous l’art de la chiromancie ? Conrad. Du tout. L’Aubergiste. Qui vous fournit donc de quoi vivre? Conrad. Celui qui l’a promis. L’Aubergiste. Quel est-il? Conrad. Celui qui a dit : Ne soyez point en peine, tout cela vous sera donné par surcroit. L’Aubergiste. Il l’a promis, mais à ceux qui cherchent le royaume de Dieu. Conrad. C'est ce que nous faisons autant qu’il est en nous. L’Aubergiste. Les apôtres se distinguaient par leurs miracles; ils guérissaient les malades : il n’est donc pas étonnant qu’ils aient trouvé partout de quoi vivre. Vous ne pouvez rien de semblable. Conrad. Nous le pourrions si nous ressemblions aux apôtres et si la circonstance exigeait un miracle. Les miracles ont été offerts pour un temps aux incrédules; aujourd’hui, il n’est besoin que de vivre saintement. Souvent il vaut mieux être malade qu’en bonne santé; souvent la mort est préférable à la vie. L’Aubergiste. Que faites-vous donc? . Conrad. Ce que nous pouvons. Suivant le talent que Dieu nous a donné, nous-consolons; nous exhortons, nous avertissons, nous reprenons, quand l’occasion s’en présente. Nous préchons.quelquefois lorsque nous rencontrons des pasteurs muets. S’il ne nous est pas donné d’étre utiles, nous tachons de ne scandaliser personne par nos mœurs et par notre langue.