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OU LES FRANCISCAINS. 51 L’Aubergiste. D’où nous vient cette sermonneuse ? Va-t’en soigner ta cuisine. La Femme. On y va. Bernardin. Il adoucit et met une chemise. J’espére que cela ira bien. Conrad. Les garcons mettent le couvert. Par bonheur il n’est point venu d’hòtes; sans quoi il nous aurait fallu déguerpir. Bernardin. Heureusement que nous avons apporté avec nous de la ville voisine une bouteille de vin et un gigot d’agneau roti, car, à ce que je vois, ce gaillard-la ne nous aurait pas seulement donné du foin. Conrad. Les garcons se sont mis à table. Placons-nous-y, de facon toutefois è n’incommoder personne. L’Aubergiste. C’est & vous que je dois men prendre si aujourd’hui je n’ai pas d’autres convives que mes domestiques et vous, qui ne m’étes d’aucun profit. Conrad. Prenez-vous-en è nous si cela n’arrive pas souvent. L’Aubergiste. Cela arrive plus souvent que je ne voudrais. Conrad. Ne vous tourmentez pas. Le Christ vit encore, et il n’abandonnera point les siens. ._ L'Aubergiste. J’ai entendu dire qu’on vous appelait évangéliques. Or P Évangile défend de porter en voyage ni besace ni pain; vous avez des manches qui vous servent de besace, à ce que je vois, et vous. ne portez pas seulement du pain, mais encore du vin et de la viande délicate. Conrad. Goùtez-en avec nous, si le cœur vous en dit.