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6 L’ INQUISITION DE LA FOI. prince, ni richesses, ni honneurs, ni voluptés. Je suis méme prét è perdre la vie pour lui s’il l’ordonnait, étant convaincu que celui qui s’abandonne entièrement à lui ne saurait périr. Aule. Ainsi vous n’honorez, vous ne craignez et vous n’aimez que Dieu seul ? Barbat. Si je vénère, si je crains, si j’aime quelqu’un à part lui, c’est par considération pour lui que j éprouve ces sentiments, rapportant tout à sa gloire, le remerciant toujours, que je sois dans la joie ou dans la tristesse, qu’il me soit donné de vivre ou de mourir. Aule. Jusqu’à présent votre langage est très-sain. Que pensez-vous de la seconde personne ? Barbat. Interrogez-moi. Aule. Croyez-vous que Jésus ait été Dieu et homme ? Barbat. Oui. Aule. Comment a-t-il pu se faire qu’on soit à la fois Dieu immortel et homme mortel. Barbat. Cela a été très-facile à Celui qui peut tout ce qu’il veut. En raison de la nature divine qu’il partage avec le Père, j’attribue au Fils autant de grandeur, de sagesse et de bonté qu’au Père. Tout ce que je dois au Père, je le dois également au Fils, sauf que le Père a voulu tout créer et tout nous donner par le Fils. Aule. Pourquoi l’Écriture sainte appelle-t-elle le Fils Seigneur plus souvent que Dieu? Barbat. Parce que Dieu est la dénomination de l’autorité, c’est-à-dire de la prééminence qui convient surtout au Père, lequel seul est le principe de tout et la source même de la divinité. Le mot Seigneur indique le rédempteur et le libérateur. Il est vrai que le Père