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DERASME A DORPIUS. XXI bien d'autres, et ils attribuent la cause première de tout le mal à la conduite hardie et irrévérencieuse des nouveaux théologiens. Ah! si vous pouviez, mon cher Dorpius, lire au fond de mon âme, vous verriez clairement tout ce que la prudence ma fait taire à ce sujet. La Folie ne parle point de cela, ou, du moins, elle en parle très-légèrement, pour ne froisser personne. J'ai toujours usé des mêmes ménagements, ne voulant écrire rien d'obscène, rien de dangereux pour les mœurs, rien de séditieux, ri rien qui eût un caractère offensant pour aucun ordre. Chaque fois qu'il est question du culte es Saints, vous trouverez toujours une annotation indiquant hautement qu'on ne bléme que la superstition de ceux qui n'honorént pas les saints comme il faut. Si 7 wle contre les princes. contr > ues a Je pal le conire les princes, contre les évêques, contre les moines, j i toujours eu soin de déclarer que j'attaquais non l'ordre, mais les gens corrompus et indignes de leur ordre, dans la crainte de blesser un hon nête homme en faisant / aux vices des mé chants. De plus, en evitant ae nommer qui que ce sott, J'ai fait tout mon possible pour que les méchants même ne pussent S'offenser. 1 nfin, en faisant jouer toute la pièce par un personnage fictif et comique, et en l'assaąisonnant de plaisante ries, Jai tdché d’étre agréable meme aux gens tristes et moroses. Mais, daprès votre lettre, on ne me reproche pas seulement d’étre caustique, on m accuse encore d'impiété. — Comment des oreilles pieuses, dites-vous, Peuvent-elles souffrir que j'appelle le bonheur de la vie future une espèce de folie ? Je — De grâce, excellent