—je veux dire notre temps,—il fallait tout réunir,
et il me semble que, cette fois, tout est réuni. Les
planches sont dessinées, gravées et tirées en cou¬
leurs, presque en camaïeu, par Lepère lui-même;
elles sont disposées dans le texte composé par
lui et imprimé sur ses presses. Le papier de cuve
vient des usines d Arches. Le caractère du texte
vient de la fonderie Turlot ; il rappelle, par son
aspect, les belles compositions des Alde, des
Froben et des Plantin: comme il convient pour
ce livre, il est dans la note classique. Quant au
caractère qui sert à la présente notice, il donne
la marque du vingtième siècle : c'est la première
fonte du nouveau caractère Deberny, gravé par
Faulque.
La traduction est empruntée à l'édition de Ni¬
sard, 1843. Elle nous a paru, de toutes, la plus
vive, la plus alerte. Quant à la lettre d Érasme à
Thomas Morus,nous avons réimprimé la traduc¬
tion de Gueudeville, avec sa vieille orthographe.
Ainsi, dans cet opuscule qui restaure, pour les
générations actuelles, une auvre toute tradition¬
nelle, on trouvera l'union de la tradition et du