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12 L’ENTERREMENT. nesses et les laïques ; que le fils aîné n’ayant pu se déterminer à se faire moine... Marcolphe. Un vieux renard ne se laisse pas prendre au lacet. Phèdre. Il irait à Rome aussitôt après les funérailles de son père, et que là, en vertu d’une dispense du pape, fait prêtre avant l’âge requis, tous les jours pendant un an, il dirait la messe dans l’église du Vatican pour l’âme de son père, et que tous les vendredis il gravirait à genoux les degrés sacrés de Saint-Jean de Latran. Marcolphe. Accepta-t-il volontiers cet engagement? Phèdre. Pour ne pas dire par ruse, comme font les ânes lorsqu'on les charge d’un fardeau. Le fils cadet serait voué à saint François; la fille aînée à sainte Claire, et la cadette à sainte Catherine de Sienne. C’est tout ce qu’on put obtenir, car Georges avait l'intention, pour se rendre plus agréable à Dieu, de partager les cinq survivants entre les cinq ordres mendiants; on y travailla chaudement, mais la mère et le fils aîné ne cédèrent ni aux menaces, ni aux caresses. Marcolphe. C’est une manière de déshériter. Phèdre. Voici comment tout l’héritage était partagé. Après avoir prélevé sur le tout les frais des funérailles, l’épouse recevrait un douzième, dont moitié servirait à son entretien et moitié appartiendrait à la maison dans laquelle elle devait entrer; si, changeant d’avis, elle la quittait, tout l’argent resterait à la communauté. Un douzième serait alloué au fils aîné, auquel on compterait immédiatement la somme nécessaire pour ses frais de voyage, pour l’achat d’une bulle et pour son entre