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i 22) pressa de venir à Rome combattre les ennemis du catholicisme, en accompagnant ses instances d’offres qui lui assuraient ‘une. existence honorable. Clément VIT voulut aussi lui prodiguer ses faveurs. Mais, encore une fois, les dignités de l'église n'étaient point lPambition d'Erasme. Ses travaux avaient été long-temps sans récompense, lorsque Charles d'Autriche, souverain des Pays-Bas, depuis Charles-Quint , le fit son eonseiller d’état, et lui donna une pension, dont il jouit jusqu’en 1525. Les rois d'Angleterre, de Hongrie, de Pologne, Henri VIII, Ferdinand, Sigismond, et plusieurs autres princes, essayèrent en vain de l’attirer à leur cour. Les sollicitations de François I~ furent encore plus pressantes sans être plus heureuses; ce monarque venait de fonder le collége de France et désirait mettre Erasme à la tête de cet établissement; deux fois il lui fit offrir des pensions et des bénéfices capables de le décider. Erasme résista, et son refus eut pour fondement un motif qui honore son caractère ; l'élévation de Charles-Quint à l'empire