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far) ces de vers latins avaient contribué à établir sa réputation naissante; car la poésie fut un des goûts dominans de sa première Jeunesse , et il lui en coûta de prendre l'habitude de n’écrire que de la vile prose. Au surplus , Erasme fut toujours poète assez médiocre : il en convenait lui-même. « Un très-haut personnage, « curé de Saint-Michel, raconte-t-il quelque « part, m'avait prié de lui composer une hym« ne en l'honneur du saint patron de son égli« se. Mes vers pouvaient passer à bon droit « pour de la prose très-modeste; cependant « il en trouva la poésie si relevée, qu'il m'as« sura qu'on pouvait les prendre à la lecture « pour du grec! Il me rendit mon poéme, « et, pour me payer de mon travail, il me « fit don libéralement d’une somme asscz forte « pour acheter.... un septier de vin. La récom« pense était digne de l’œuvre. Cependant, « je refusai le présent en alléguant que c'était « trop pour un pauvre sire comme moi. » Tels furent à peu près ses premiers essais Jusqu'à trente ans. Ses travaux prirent alors une nouvelle direction ; il traduisit différens traités