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adopta pour surnom celui d'Erasme, mot dé~¬
rivé du grec et dont la signification est a ‘peu
près semblable.
Erasme fut placé, dès l’âge de quatre ans,
en qualité d’enfant de chœur dans la cathé¬
drale d'Utrecht. Soit qu'il n’y eut pour lui que
dégoût dans ces premières et singulières étu¬
des, soit que rien n’annonçât encore un gé¬
nie qui pourtant ne tarda pas à se dévelop¬
per, l'enfant profita peu auprès de ses précep¬
teurs de plain-chant. Ses progrès au contraire
furent très-marqués à Dewenther où sa mère
le conduisit à l’âge de neuf ans. Cette école
était alors florissante; et, malgré la barbarie
qui, là comme ailleurs , présidait à l’enseigne¬
ment, le jeune élève se rendit bientôt familiers
les écrivains latins. Horace et Térence surtout
faisaient ses délices; il les savait par cœur, et la
latinité facile , hardie, ingénieuse de son style
formé sur de pareils modèles , fut le fruit qu'il
retira de ce premier commerce avec les atti¬
ques de Rome. Il apprit aussi à Dewenther les
élémens de la langue grecque qu'il ne posséda