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16 PREFACE D ERASME. des- honorent la gravité Théologique, & que cette Satire eft tout opofée à la modèration Chrétienne: ils m'accuferont de refluf. citer (1) l’ancienne Comédie, & de mordre tout le monde, (2) comme un nouveau Lucien. Mais je prie d'avance ceux qui fe {candaliferont de la bafleffe du ſujet, & de la plaifanterie avec laquelle je le traite, de vouloir faire attention à une chofe : c’eſt que je ne fuis pas l'inventeur de cette maniére d’écrire, & que je n'ai fait qu'imiter en cela les plus anciens & les plus cèlébres Auteurs. Combien s’eft-il écoulé de fiécles, depuis qu’ Homere a écrit la Guerre des Grenoiiilles & Rats? Virgile ne s’eft-il pas éxerce fur le Moucheron; & Ovide fur la Noix? Polycrate a fait _ (3) L’Ancienne Comédie. ) Celi qui inventa, fut un certain Sufarion, de la Ville Megare. Ce Théatre naiſſant étoit fi libre, ou plitot fi licentieux, gwon y nommoit les fpectateurs en reprenant leurs vices: mois cela fut défendu par une Loi faite expres 5 ES depuis la réformation de cet abus, on apella Scene, Nouvelle Comédie. Chez les Latins, la Satire fucceda à la ancienne Comédie. (2) Comme un nouveau Lucien.) Ce fameux Dialogifle étoit un Rhéteur de Samofate , €5 ft fatirique, quilnépargnoit pas méme les Dieux; ce qui le ge [uvnommer l Impie, i