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OU LE COCHE. 4! autre animal, comment avez-vous pu garder la bienséance? Pampire. J'ai fait comme ceux qui dans la même piéce jouent quelquefois différents réles. Eusèbe. Dites-nous franchement, vous qui avez essayé de tous les états, lequel estimez-vous le plus? Pampire. Tout ne convient pas à tous; pour moi, aucun état ne me plaît mieux que celui que j’ai embrassé. Eusèbe. Le commerce offre pourtant beaucoup d’inconvénients. Pampire. C’est vrai. Mais, puisque nul état n’est exempt d’inconvénients, je fais valoir le lot qui m’est échu. C’est maintenant le tour d’Eusébe, qui ne refusera pas de raconter à ses amis une des scènes de sa vie. Eusèbe. Il vous dira même toute la pièce, si vous voulez, car elle ne contient pas beaucoup d’actes. Glycion. Cela nous fera grand plaisir. Eusèbe. Quand je fus de retour dans mon pays, je réfléchis pendant un an à l’état que je voulais embrasser, et en même temps j’étudiai mes goûts et mes aptitudes. Sur ces entrefaites, on m’offrit ce qu’on appelle une prébende, d’un rapport assez considérable : je Pacceptai. Glycion. Cet état est généralement décrié. Eusèbe. Pour moi, du train dont vont les choses humaines, il me paraît fort enviable. Croyez-vous que ce soit un bonheur médiocre que d’obtenir tout d’un coup, comme s’ils tombaient du ciel, tant d’avantages : de la considération, une belle demeure bien meublée, des revenus annuels assez amples, une société hono11 6