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XXVIII LETTRE APOLOG ETIQUE tels que je viens de les dépeindre détachent d’un grand ouvrage quelques propositions, et rendent l'une scandaleuse, l'autre irrévérencieuse, celle-ci malsonnante, celle-là impie et hérétique, non que ces mauvaises choses existent dans le livre, mais parce que ce sont eux qui les y apportent ? Ne serait-il pas plus conciliant et plus digne de la candeur chrétienne d'encourager les travaux des savants, et, si par hasard il leur échappe une inadvertance, de fermer les yeux ou de l’interpréter avec bienveillance, au lieu de chercher à blémer d'une facon hostile et de se conduire en sycophante, et non en théologien? Ne vaudrait-il pas mieux nous préter un mutuel concours soit en enseignant, soit en-apprenant, et, pour-me servir des termes de saint Jéréme, nous exercer dans le champ des lettres sans nous faire de mal? Mais on ne saurait croire combien ces gens-là ont peu d'impartialite. Rencontrent-ils dans certains écrivains une erreur des plus manifestes, ils invoqueront pour la défendre les prétextes les plus frivoles ; ils s acharnent tellement contre d'autres qu'il n'est pas de proposition, si mesuwée qu'elle soit, qu'ils ne contestent par quelque raison, Au lieu de ces luttes dans lesquelles ils déchirent et se font déchirer, en perdant tout a la fois leur temps et celui des autres, nd d'apprendre le grec ou l'hé ne feraient-ils pas mieux breu, ou du moins le latin? Ces connaissances sont si divines que je indispensables pour l'étude des scienc considère comme le comble de l impudence de les ignorer et de se dire théologien. Aussi, excellent Martin, en raison de mon amitié pour vous, je ne cessera de vous engager, comme ]¢