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NOTE DE L'ÉDITEUR. e d’une édition aussi importante que celle que nous publions aujourd’hui; mais, aprés le travail si connu de M. Nisard, il ne nous a pas paru utile de recommencer l’histoire de la vie et des ceuvres d’Erasme. Nous avons préféré de beaucoup faire précéder l’ Éloge de la Folie de la Lettre apologétique adressée par Erasme à Martin Dorpius*. Cette pièce, des plus intéressantes, et qui n’a pas encore été traduite, est la meilleure préface que nous pouvions trouver. Écrite à l’époque même où parut le livre, elle est une peinture vivante des hommes et des choses du XVIe siècle, auxquels elle nous associe plus intimement que ne le pourrait faire l’étude la plus consciencieuse et la plus complète. Le grand attrait de notre édition, pour les amateurs de gravures, sera dans les compositions d’Holbein, qui apparaissent pour la première fois telles que les a tracées la main du maitre. Il ne s’agit pas ici d’une copie plus ou moins fidéle, ce sont les dessins eux-mémes, photographiés sur bois, et gravés sur les photographies. Ces dessins, faits à la plume, se trouvent sur les marges d’un exemplaire de l’ Éloge de la Folie, conservé au Musée de Bâle, et auprès duquel des amateurs de tous les pays viennent chaque jour en pèlerinage’. Trop souvent feuilleté par des mains peu soigneuses, dont il a malheureusement conservé les traces, le précieux exemplaire est protégé maintenant par une vitrine qui ne s’ouvre plus que rarement, et avec la recommandation expresse : « Regardez, mais ne touchez pas. » Aussi, avons-nous de grandes obligations à l'aimable et intelligent directeur du Musée, M. His Heusler, pour l’excep1. Voir le texte latin de cette lettre dans l'édition de Bâle, 1676. 2. C'est un exemplaire de l’édition in-4°, de 1523, ayant pour titre Erasmi Roterodami Moria Encomium, cum commentariis Gerardi Listriî..... Apud inclytam Germania Basilæam