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ERI Arto AAA dr _ nature-là : vous riez, en Democrite, de la vie humaine. Mais, quoique, par une grande Jupériorité de génie, vous foyez beaucoup audeffjus du Commun, vous ne laiſſez pas de vous rabaiffer avec plaifir à la portée de tout le monde; &, pour employer Vexpreffion de Tibère, vous êtes propre à tout, & à tous les momens. Agréez donc, s’il vous plaît, cette petite Déclamation : je vous Voffre comme le gage d’une amitié qui doit durer autant que nous. J’ejpère même, que vous prendrez cette Pièce fous votre protection ; car, dès que jai Phonneur de vous la dédier, elle eft plus la vôtre, que la mienne. Je m’attens bien, qu’on ne manquera pas de m’attaquer. Les chicaneurs diront, que ces badineries défhonorent la gravité théologique, & que cette Satire eft tout oppoſée à la modération Chrétienne : ils m’accuferont de reffufciter l’ancienne Comédie, & de mordre tout le monde, comme un nouveau Lucien. Mais je prie d'avance ceux qui fe Jcandaliferont de la baffeffe du Sujet, & de la plaifanterie avec laquelle je le