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ERASME. 24 sus-Christ. Son consentement obtenu, la jeune fille avait été tenue comme en prison, pendant trois jours, dans la maison paternelle. Des femmes du couvent veillaient sur elle, empêchant que personne n’entrat dans la chambre, et l’excitant par leurs exhortations. Pendant qu'on préparait son costume de professe et qu’on disposait tout pour le repas d'usage, elle avait souffert quelque chose qui ne se peut pas raconter. Il lui avait semblé qu’un fantôme lui apparaissait : les femmes qui étaient là n’avaient pas vu ce fantôme ; mais pour elle, cette vue l'avait fait tomber comme morte.Revenue à elle, on lui avait expliqué sa vision; c'était, selon ces femmes, un dernier effort du démon tentateur; pareille chose leur était arrivée à toutes, disaient-elles, à ce moment décisif. — «C’éfaient, dit Eubulus, les folies de ces femmes qui vous avaient troublé l'esprit. » Le quatrième jour on l'avait revêtue de ses plus beaux habits, comme si elle avait dû se marier... —«A quelque moine grossier, interrompt Eubulus. » Puis on l’avait amenée, au milieu du jour, de la maison de son père au couvent, où lattendait une grande compagnie d'amis et de curieux. Elle n’y était restée que douze jours, après quoi elle avait été se jeter aux genoux de l’abbesse, la conjurant de la rendre à ses parents. Ceux-ci, tout d'abord, ne voulaient pas la reprendre; mais voyant son repentir, ils lui avaient ouvert leurs bras. C’est ainsi que Catherine était redevenue libre. Qui l’avait donc fait changer de résolution? Érasme le laisse à deviner. Il aimait à désappointer son lec