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ae 4 ERASME. O fils de César, à ta haute protection. Tous te reconnaissent pour maître; tous se réjouissent de leur prince, Et n'ont rien, dans le monde, qui leur soit plus cher que toi. Il était difficile de faire débiter un compliment plus plat à un homme plus spirituel. Philippe II et Marie, reine de Hongrie, après avoir pris ou s'être fait donner lecture des vers, entrèrent dansla maison, visitèrent la chambre du grand homme, et daignèrent se faire raconter les diverses circonstances de la naissance d’Erasme. La statue en bronze courut un grand danger en 1672. Cette année-là, le peuple s'était soulevé dans: la plupart des villes de la Hollande: Rotterdam fut pendant quelques jours à la discrétion des insurgés. Le peuple en voulait à tout ce qui sentait le papisme. La statue d’Erasme, apparemment pour son costume ecclésiastique, fut arrachée de son piédestal, et portée dans la maison commune où l’on délibéra de la faire fondre. Lesmagistrats de Bâle, l'ayant appris, chargèrent un marchand de leur ville, en ce moment à Rotterdam, d'acheter cette statue moyennant un certain prix. Le correspondant bâlois entra en ouvertures pour cet achat avec les autorités de l’émeute, et peu s’en fallut que le marché ne fût conclu. La difficulté portait sur le prix offert, que la commune trouvait insuffisant. Le marchand en écrivit à ses commettants, lesquels l’autorisèrent à acquérir la statue au prix qu’on en voudrait. Mais sur l’entrefaite les autorités de Rotterdam se ravisèrent; on persuada au peuple qu'Érasme, quoique clerc, n'était ni un saint, ni un diseur de