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T4 LA VIE DERA jour en jour, qu’à peu de temps de. pouvoir plus aucunement fe foûtemir deffus {es (eds: 45. Il luy furvint encore, outre cesimaux , une grande dyfenterie qui le tourmenta prés d'un mois entier : ce grand homme prévoyant bien qu’il n’efloit pas poffible qu'il pit long-temps refifter ; fit fon Teftament, & inftitua pour fon heritier Boniface Amerbache,Profefleuren Droi& tres-fameuxy choififlint pour les executeurs de fa derniere volonté Hierôme Froben & Nicolas l'Evefque Imprimeurs, qui eftoient de fes meilieurs amis leur laiflant aprés fa mort tous fes biens , tant pour ma= rier de pauvres filles , que pour entretenir de pauvres garçons dans les études, ou nourrir de pauvres vicillards. 46. Sentant que fa fin s’approchoit, il s’écrioit a tous momens, Ô fefus , faites-moy mifericorde! Seigneur, délivrez. moy, & mettez fin à ma douleur ! puis quelquefois il s’écrioir en Allemand ; Liever God !/ c’eft à dire, 6 mon cher Seigneur ! & Je mal s*augmentant tofijours de plus en plus ; il mourut de la forte dans ces faintes penfées & élans, le 11 de Juillet versla minuit, en Pannée 1536. âgé de foixante & dix ans & quelques mois. | 47. L’ondit que bien long- temps avant qu'il mourut , il avoit predit fa mort; & qu'il confirma encore cette mefme prediction trois joursavant fon trépas. I n’eſt pas aiſé de dire combien cette mort affligea tous les gens de lettres : le grand concours de peuple qui venoit voir fon corps pour la derniere fois , & l'honneur qu’on luy rendit à fes funerail« les, faifoient voir manifeftement quels reffentimens tout le monde enavoit, í 48. 11 fat porté fur les Cpaules de plufieurs per= fonnes des plus qualifiées de-la ville, enl’Eglife