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24 L’ENTERREMENT. joie en concevant la ferme espérance de son salut, se fait lire quelques passages des livres saints qui confirment l’espoir de la résurrection et la récompense de l’immortalité, tels que le récit d’Isaie sur la prolongation des jours d’Ezéchias avec le cantique, le quinzième chapitre de la première épitre de saint Paul aux Corinthiens, la mort de Lazare d’aprés saint Jean, mais surtout l’histoire de la Passion du Christ d’après les Évangiles. Avec quelle avidité il dévorait tout cela, tantôt soupirant, tantôt rendant grâces les mains jointes, tantôt tressaillant de joie, tantôt adressant au ciel des prières jaculatoires ! Dans l’après-dinée, ayant un peu dormi, il se fit lire le douzième chapitre de l'Évangile de saint Jean jusqu’à la fin de l’histoire. Vous auriez dit un homme complétement transfiguré et animé d’un nouvel esprit. Le soir venu, il fit appeler sa femme et ses enfants, et, se tenant debout autant qu’il le pouvait, il leur parla en ces termes : « Très-chère épouse, ceux que D:eu avait unis jadis, il les sépare maintenant, mais de corps seulement et pour un temps trèscourt. Les soins, la tendresse, l’amour que jusqu’à présent vous prodiguiez aux deux gages de notre union et à moi, reportez-les tout entiers sur nos enfants. Soyez bien persuadée que vous ne pourrez rien faire qui soit plus agréable à Dieu et à moi que d’élever, de soigner et d’instruire ces fruits de notre mariage que Dieu nous a donnés, de manière à les rendre dignes du Christ. Redoublez donc de tendresse à leur égard et croyez que ma part rejaillit sur vous. Si vous le faites, comme j’ai la certitude que vous le ferez, ces enfants ne seront point orphelins. Si vous da Aa