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L’ ENTERREMENT. 23 vous déposerez ce misérable corps que l’on saura bien retrouver au dernier jour en quelque endroit que vous l’ayez mis. Quant à la pompe funèbre, je n’ytiens pas. » On amena ensuite la conversation sur le son des cloches, sur les tricénaires ! et les anniversaires, sur la bulle, sur Pachat de la participation aux mérites : « Mon pasteur, reprit Corneille, je ne men trouverai pas plus mal quand même on ne sonnera point de cloche. Si vous me jugez digne d’une seule messe funèbre, ce sera plus que suffisant. S’il est d’autres cérémonies que l’on ne puisse omettre sans scandaliser les faibles à cause de l’usage général de l’Église, je vous laisse libre d’agir comme vous l’entendrez. Mais je ne veux acheter les prières de personne, ni dépouiller de ses mérites qui que ce soit. Les mérites du Christ sont assez abondants, et j'espère profiter des prières et des mérites de l’Église entière, si toutefois j’en suis un membre vivant. Tout mon espoir se fonde sur deux bulles : l’une est celle de mes péchés que le Seigneur Jésus a détruite en la clouant à la croix, l’autre est celle qu’il a écrite et signée lui-même de son sang sacré et par laquelle il nous a rendus certains du salut éternel, si nous mettions toute notre confiance en lui. A Dieu ne plaise que, armé de mérites et de bulles, je provoque mon Seigneur à venir en jugement avec son serviteur, sachant bien que devant sa présence nul vivant ne sera justifié. J’en appelle donc de sa justice à sa miséricorde, parce qu’elle est immense et ineffable. » Après cette réponse, le curé s’en alla. Corneille, transporté de 1. Le tricénaire consistait à dire trente messes pour les morts en autant jours.