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22 L’ENTERREMENT. mort. Il leur recommanda plusieurs fois de ne laisser aucune dette impayée. Marcolphe. N’avait-il point fait de testament ? Phèdre. Il en avait fait un depuis longtemps, étant sain de corps et d’esprit. Car il disait que tester au lit de mort n’est point tester, mais extravaguer. Marcolphe. N’avait-il rien légué aux monastères et aux indigents ? Phèdre. Pas un denier. « Jai, dit-il, administré mon bien comme je lai pu. Maintenant que je livre à d’autres la possession de ce bien, je leur en livre aussi la gestion. J’espére qu’ils en feront un meilleur usage que moi, » Marcolphe. Ne manda-t-il pas auprès de lui des hommes pieux, comme fit Georges ? Phèdre. Pas un; à l’exception de sa famille et de deux amis intimes, il n’y avait personne. Marcolphe. Je me demande ce qui a pu le faire agir ainsi. Phèdre. Il ne voulait pas, disait-il, que a mort fat plus incommode que ne lavait été sa naissance. Marcolphe. J’attends la fin de ce récit. Phèdre. Vous la saurez bientòt. Le jeudi suivant, il ne quitta pas le lit, éprouvant une très-grande faiblesse. Le curé, appelé, lui donna l’extrèéme-onction et le communia de nouveau, mais sans le confesser, car il disait que sa conscience n’avait rien à lui reprocher. Alors le curé parla de la sépulture et lui demanda avec quelle pompe et en quel lieu il voulait être enterré. « Enterrez-moi, dit-il, comme vous enterreriez un chrétien de la plus basse condition ; peu m'importe où CN