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16 L’ENTERREMENT. M célébrerait à la paroisse fût chanté en musique, par I honneur. Pendant que l’on agitait toutes ces quesM tions, le malade eut le frisson et donna des signes T certains que le moment suprême était arrivé. On prépara donc le dernier acte de la pièce. | | Marcolphe. Ce n’est pas encore fini? | | Phèdre. On lut une bulle du pape qui promettait au mourant la rémission de tous ses crimes, l’affranchis| sait complétement de la crainte du purgatoire, et dé| | clarait légitime la possession de tous ses biens. il Marcolphe. Méme de ceux acquis par le vol? | | Phèdre. Ils étaient acquis du moins par le droit de | la guerre et suivant l’usage militaire. Mais par hasard le jurisconsulte Philippe, frère de l’épouse, était présent; il signala dans la bulle un passage qui n’était pas rédigé comme il fallait, et il donna à entendre que la pièce était fausse. Marcolphe. Ce n’était pas le cas ; il fallait dissimuler lors même qu’il y aurait eu une erreur, et le malade ne s’en serait pas trouvé plus mal. Phèdre. Je suis de votre avis. Le malade en fut si troublé qu’il fut sur le point de désespérer de son salut. Alors Vincent paya de courage : il dit à Georges de se tranquilliser, qu’il avait le pouvoir de corriger les erreurs et de suppléer aux omissions qui pourraient se rencontrer dans les bulles. « Si la bulle vous a trompé, ajouta-t-il, je mets mon âme à la place de la vôtre, afin que la vôtre aille au ciel et que la mienne aille en enfer. » Marcolphe. Dieu accepte-t-il cet échange d’âmes ? Et, s’il accepte, Georges était-il bien garanti avec un