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L’ ENTERREMENT. 15 pendrait une épée à poignée dorée; il porterait un baudrier doré et orné de boutons de pierrerie ; ses talons seraient garnis d’éperons d’or, car il était chevalier de l’Éperon d’or; à ses pieds se tiendrait un léopard. Les soubassements du sépulcre contiendraient une épitaphe digne d’un tel personnage. Il voulut que son cœur fut renfermé à part dans la chapelle de saint François. Il chargea le curé d’ensevelir honorablement ses entrailles dans la chapelle consacrée à la Vierge mère. Marcolphe. Ces funérailles sont assurément pompeuses, mais trop chères. À Venise le dernier des savetiers serait enterré avec plus d'honneur et moins de frais. La confrérie fournit un corbillard élégant qu’accompagnent quelquefois six cents moines en robe et en manteau. Phédre. Moi aussi j’ai vu cette gloriole absurde des pauvres, et j’en ai ri. Les foulons et les corroyeurs marchent en téte, les cordonniers forment la queue, et les moines sont au milieu; on dirait la Chimére, et ce n’était pas autre chose, si vous l’aviez vu. Georges ordonna encore que les franciscains et les dominicains tireraient au sort pour savoir lequel des deux ordres aurait le pas dans la cérémonie, et qu’ensuite les autres en feraient de méme pour éviter le tumulte. Le curé et son clergé occuperaient le dernier rang, c’est-à-dire le premier. Les moines n’auraient pas souffert qu’il en fût autrement. Marcolphe. Il ne s’entendait pas seulement à disposer les armées, mais encore les pompes funèbres. Phèdre. Il voulut aussi que le service funèbre qui se