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14 L’ENTERREMENT. tirera la colère de saint François et de saint Dominique. Marcolphe. Mais ne craignaient-ils pas qu’on leur fit un procès pour testament inofficieux ? Phèdre. Ce genre de procès n’est point recevable pour les choses consacrées à Dieu, et personne ne se permet d’intenter un procès à Dieu. Cela fait, la femme et les enfants, mettant leur main dans la main du malade, jurèrent de tenir leursengagements. On s’occupa ensuite de la pompe funèbre, non sans débat. A la fin il fut décidé que les cinq ordres y enverraient chacun neuf membres, en l’honneur des cinq livres de Moïse et des neuf chœurs des anges. Chaque ordre porterait en tête sa croix, et chanterait les cantiques funèbres. Outre les parents, on louerait trente porte-cierges vêtus de noir (le Seigneur, avait été vendu pour trente pièces de monnaie), lesquels seraient accompagnés par honneur de douze pleureurs (le nombre douze est cher à l’ordre apostolique). Derrière le corbillard suivrait le cheval de Georges, vêtu de noir, la tête attachée aux genoux afin qu’il parût chercher son maitre à terre. Sur la housse du cheval on verrait les armoiries du défunt, de même que sur chaque cierge et sur chaque habit de deuil. Le corps serait mis, à droite du maïître-autel, dans un tombeau de marbre, haut de quatre pieds à partir du sol. Au sommet, le général serait couché, sculpté en marbre de Paros, et armé de pied en cap. Son casque serait revêtu d’un panache en plumes de pélican ; son bras gauche tiendrait un écu ayant pour blason trois têtes d’or de sanglier sur champ d’argent ! ; à son côté i. Les armoiries qui ont métal sur métal sont réputées fausses,