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L ENTERREMENT. 11 soldats lors qu’ils étaient à peine sept mille ; puis il y avait beaucoup de soldats qu’il ne payait pas. Marcolphe. Voilà une belle arithmétique! Phèdre. De plus, il traîmait adroitement la guerre en longueur, exigeant des contributions mensuelles des bourgs et villages tant ennemis qu’amis ; des uns pour ne pas souffrir d’hostilités, des autres pour leur permettre de pactiser avec l'ennemi. Marcolphe. Je reconnais la méthode ordinaire des soldats. Mais achevez votre récit. Phèdre. Bernardin et Vincent restèrent donc auprès du malade avec quelques compagnons de leur ordre; on envoya aux autres des munitions de bouche. Marcolphe. Ceux qui restèrent dans la place s’accordèrent-ils bien ? Phèdre. Pas trop. Ils marmottaient je ne sais quoi au sujet des prérogatives de leurs bulles; mais, pour ne pas continuer la comédie, on dissimula. Alors on procéda aux dispositions testamentaires, et, par-devant témoins, on en rédigea les clauses d’après les conventions intervenues précédemment entre eux. Marcolphe. Je brûle de les connaître. Phèdre. Je vous les dirai sommairement, car le détail en serait trop long. Georges laisse son épouse, âgée de trente-huit ans, femme pleine d’intelligence et de vertu; deux fils, l’un âgé de dix-neuf ans, l’autre de quinze, et deux filles qui n’ont pas atteint l’âge de puberté. Il était stipulé dans le testament que l’épouse n’ayant pu se décider à se faire moinesse, prendrait le manteau de béguine, qui tient le milieu entre les moi