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(17) copie défectueuse. La première édition de ce livre, qui depuis a été traduit dans presque toutes les langues, fut bientôt suivie de sept ou huit autres. « La matière en est plaisante « par elle-même, dit Erasme dans uné lettre « à l'abbé de Saint-Bertin; cependant je n’at« taque personne avec indécence; je ne nom« me nul autre, dans ma satire, que moi« même. Quoiqu'il en soit de cet ouvrage, il « est bien reçu de tous les savans : princes, « évêques, rois, cardinaux , tous le trou« vent de leur goût, et sa sainteté le pape « Léon X l’a lu tout entier. » On rapporte en effet que le souverain pontife, qui s'était fort amusé de cette lecture, dit en riant : « Notre « Erasme a aussi son grain de folie ! » Mais le suffrage des gens de lettres n’était pas tout dans un temps où les moines se trouvaient un peu plus nombreux que les littérateurs : les faux dévots et les théologiens crierent au scandale et même à l'hérésie. Il faut avouer que cette ingénieuse satire, où lauteur passe en revue toutes les conditions de la vie, en décochant des traits plus acérés sur les 2